Festival du Marais Chrétien – 27e édition – Découvrez toutes les manifestations culturelles proposées du 13 au 22 mars.

Il est organisé par les paroisses catholiques et protestantes du quartier du Marais, à Paris, dans le cadre de l’association Art, Culture et Foi / Paris, et a pour objectif de faire mieux connaître le patrimoine artistique et spirituel du Marais. Il rappelle aussi les sources juives de la foi chrétienne. Les manifestations culturelles proposées, concerts, théâtre, expositions, conférences, visites, s’adressent à un large public, sans barrières culturelles, financières ou religieuses. Le thème choisi pour 2026 est La présence. La présence, ce n’est pas seulement exister, se trouver dans un lieu déterminé. Être présent, c’est être là, regarder, écouter ou agir. Être présent, c’est se rendre disponible dans une relation à l’autre. Être présent, c’est une manière pour chacun de se manifester au-delà de toute matérialité. C’est aussi un lien avec l’absence. Les propositions artistiques, découvertes et conférences de ce festival permettront d’aborder diverses facettes de la présence comme celle des communautés religieuses du Marais au fil de l’histoire jusqu’à aujourd’hui.

https://artculturefoi.paris/evenement/festival-du-marais-chretien-27e-edition-du-13-au-22-mars-2026/

Les conférences de Carême

 La Couronne d’épines à Notre-Dame: « Voici votre Roi ! » (Jn 19,14)

Le 18 février, Notre-Dame de Paris entre dans la période du Carême qui prépare à la solennité de Pâques fête de la Résurrection du Seigneur.

Cette période 40 jours rappelle ceux passés par Jésus au désert au début de son ministère. Le Carême est considéré comme un temps de préparation vers une conversion mais aussi vers l’avènement d’un renouveau, dans la mesure où il nous invite à renouveler notre foi.

Cette année les conférences de Carême porteront sur la Couronne d’épines de Jésus durant sa Passion et auront lieu chaque dimanche à 16h30 (programme des conférences). 

Vénérée à Notre-Dame de Paris, cette relique de la Passion du Christ constitue un témoignage spirituel et patrimonial d’une portée universelle.

Durant le Carême, la Couronne d’épines sera exposée à la vénération des fidèles chaque vendredi de 15h à 17h, ainsi que le Vendredi Saint (3 avril) de 10h à 17h.

La Couronne d’épines sera également présentée en ostension dans son reliquaire dans la chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs chaque vendredi de 17h à 18h30, et chaque dimanche de Carême de 15h à 18h30.

Sachons faire du temps du carême un temps de conversion

Le Carême est un temps de préparation de quarante jours à la fête de Pâques, cœur de la foi chrétienne, qui célèbre la résurrection du Christ.

Ces quarante jours  nous permettent de revivre avec le Christ au désert les quarante années de la marche des Hébreux vers la terre promise.

C’est la même expérience d’intimité avec Dieu que souhaite revivre toute la communauté des croyants, baptisés ou candidats au baptême, alors qu’elle se met en route vers Pâques.

Le Carême et la Semaine sainte 2026 : dates et mémo

PROGRAMME DU CARÊME 2026 à NOTRE DAME DES BLANCS MANTEAUX

  • Les vendredis de Carême du 20 février au 03 mars 2026 à 15h00, chemin de croix
  • Dimanche 22 mars 2026 : dimanche de l’action de carême
  • Lundi 23 mars 2026, à 20h30, après la messe grégorienne, veillée d’adoration et de confessions.
  • Samedi 28 et dimanche 29 mars 2026, Dimanche des Rameaux et la Passion du Seigneur. Messes avec bénédiction des rameaux : samedi soir à 18h15 et dimanche à 11h.
  • Mercredi 01 avril 2026, 18h30, à la cathédrale : messe chrismale.
  • Jeudi 02 avril 2026, Jeudi saint. 16h-17h30, confessions ; 19h30, célébration de la Cène ; 21h-23h, adoration au reposoir.
  • Vendredi 03 avril 2026, Vendredi saint, jeûne et abstinence. 9h-15h, adoration au reposoir ; 15h, chemin de croix ; 16h-17h30, confessions ; 19h30, office de la Passion.
  • Samedi 04 avril 2026, Samedi saint. 16h-17h30, confessions ; 21h, veillée pascale avec baptême d’adultes.
  • Dimanche 05 avril 2026, Pâques. 11h, messe de Pâques.
  • Lundi 06 avril 2026, 19h30, messe du lundi de Pâques, messe grégorienne.

La Marche Saint Joseph du samedi 21 mars : « Et qui est mon prochain ? »

La Marche de Saint Joseph est un pèlerinage d’une journée, organisé par des laïcs catholiques, issus de plus d’une centaine de communautés paroissiales ou scolaires d’Île de France.

Cette Marche s’adresse à tous les hommes, étudiants, jeunes pro, fiancés, époux, pères, grands-pères, prêtres, qui désirent nourrir ou mûrir leur vocation. Marcher, c’est aussi faire une pause et partager fraternellement, quel que soit notre niveau d’engagement dans la foi et dans l’Église.

Une marche qui s’inscrit dans le concile provincial sur l’accueil et l’accompagnement du catéchuménat.

« Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » Jésus lui demande ce que dit la Loi. L’homme répond : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu… et ton prochain comme toi-même. » Jésus approuve, mais le docteur cherche à se justifier et demande : « Et qui est mon prochain ? » (Luc 10,25-29)

Une interrogation à décliner aujourd’hui par chacun. Mes enfants, mon conjoint, ma fiancée, les collègues de travail et de la vie associative, les amis, la famille élargie, la belle famille : où en est ma pratique envers ces proches ? Comment mieux les aimer ? Images du Christ… quelle relation à Dieu avons-nous au travers de notre entourage ?

La journée du 21 mars permettra à chacun de faire le point, de rencontrer un prêtre, de voir où des progrès peuvent être faits dans l’amour du prochain et surtout de recevoir des grâces pour cela. Nous prierons ensemble, chanterons, marcherons pour revenir dans nos familles revigorés par l’énergie de l’Esprit Saint.

Vivre en chapitre

Rejoindre un chapitre, c’est découvrir la force d’une fraternité en marche  vers le Christ sous la protection de Saint Joseph ! Chaque pas partagé est une prière, chaque chant une joie, chaque rencontre une grâce.

Dans un chapitre, tu n’es jamais seul : tu avances avec des frères, portés par l’Esprit, unis par la foi et le désir de grandir. C’est un lieu d’échange sur nos doutes, nos faiblesses mais aussi notre Espérance. C’est un lieu d’amitié, de conversion, de ressourcement. Que tu sois père de famille, jeune pro ou retraité, il y a une place pour toi. Viens marcher, prier, chanter… et te laisser transformer.

https://marche-de-st-joseph.fr/chapitres/

 

Message du Pape pour le Carême 2026

discours du Pape pour le Carême 2026

Chers frères et sœurs !

Le Carême est le temps où l’Église, avec une sollicitude maternelle, nous invite à remettre le mystère de Dieu au centre de notre vie, afin que notre foi retrouve son élan et que notre cœur ne se disperse pas entre les inquiétudes et les distractions quotidiennes.

Tout cheminement de conversion commence lorsque nous nous laissons rejoindre par la Parole et que nous l’accueillons avec docilité d’esprit. Il existe donc un lien entre le don de la Parole de Dieu, l’espace d’hospitalité que nous lui offrons et la transformation qu’elle opère. C’est pourquoi le cheminement du Carême devient une occasion propice pour prêter l’oreille à la voix du Seigneur et renouveler la décision de suivre le Christ, en parcourant avec Lui le chemin qui monte à Jérusalem où s’accomplit le mystère de sa passion, de sa mort et de sa résurrection.

Écouter

Cette année, je voudrais attirer l’attention, en premier lieu, sur l’importance de laisser place à la Parole à travers l’écoute, car la disposition à écouter est le premier signe par lequel se manifeste le désir d’entrer en relation avec l’autre.

Dieu Lui-même, se révélant à Moïse depuis le buisson ardent, montre que l’écoute est un trait distinctif de son être : « J’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu ses cris » (Ex 3, 7). L’écoute du cri de l’opprimé est le début d’une histoire de libération dans laquelle le Seigneur implique également Moïse, en l’envoyant ouvrir une voie de salut à ses enfants réduits en esclavage.

Un Dieu engageant nous rejoint aujourd’hui aussi avec des pensées qui font vibrer son cœur. Pour cela, l’écoute de la Parole dans la liturgie nous éduque à une écoute plus authentique de la réalité : parmi les nombreuses voix qui traversent notre vie personnelle et sociale, les Saintes Écritures nous rendent capables de reconnaître celle qui s’élève de la souffrance et de l’injustice, afin qu’elle ne reste pas sans réponse. Entrer dans cette disposition intérieure de réceptivité c’est se laisser instruire aujourd’hui par Dieu à écouter comme Lui, jusqu’à reconnaître que « la condition des pauvres est un cri qui, dans l’histoire de l’humanité, interpelle constamment notre vie, nos sociétés, nos systèmes politiques et économiques et, enfin et surtout, l’Église ». [1]

Jeûner

Si le Carême est un temps d’écoute, le jeûne constitue une pratique concrète qui dispose à l’accueil de la Parole de Dieu. L’abstinence de nourriture est, en effet, un exercice ascétique très ancien et irremplaçable dans le chemin de conversion. Précisément parce qu’il implique le corps, il rend plus évident ce dont nous avons “faim” et ce que nous considérons comme essentiel à notre subsistance. Il sert donc à discerner et à ordonner les “appétits”, à maintenir vigilant la faim et la soif de justice en les soustrayant à la résignation, en les éduquant pour qu’ils deviennent prière et responsabilité envers le prochain.

Saint Augustin, avec finesse spirituelle, laisse entrevoir la tension entre le temps présent et l’accomplissement futur qui traverse cette garde du cœur, lorsqu’il observe que : « Au cours de la vie terrestre, il appartient aux hommes d’avoir faim et soif de justice, mais en être rassasiés appartient à l’autre vie. Les anges se rassasient de ce pain, de cette nourriture. Les hommes, en revanche, en ont faim, ils sont tous tendus vers le désir de celui-ci. Cette tension dans le désir dilate l’âme, augmente sa capacité ». [2] Le jeûne, compris dans ce sens, nous permet non seulement de discipliner le désir, de le purifier et de le rendre plus libre, mais aussi de l’élargir de manière à ce qu’il se tourne vers Dieu et s’oriente à accomplir le bien.

Cependant, pour que le jeûne conserve sa vérité évangélique et échappe à la tentation d’enorgueillir le cœur, il doit toujours être vécu dans la foi et l’humilité. Cela exige de rester enraciné dans la communion avec le Seigneur parce que « personne ne jeûne vraiment s’il ne sait pas se nourrir de la Parole de Dieu ». [3] En tant que signe visible de notre engagement intérieur à nous soustraire, avec le soutien de la grâce, au péché et au mal, le jeûne doit également inclure d’autres formes de privation visant à nous faire acquérir un mode de vie plus sobre, car « c’est l’austérité seule qui rend authentique et forte notre vie chrétienne ». [4]

Je voudrais donc vous inviter à une forme d’abstention très concrète et souvent peu appréciée, celle des paroles qui heurtent et blessent le prochain. Commençons par désarmer le langage en renonçant aux mots tranchants, aux jugements hâtifs, à médire de qui est absent et ne peut se défendre, aux calomnies. Efforçons-nous plutôt d’apprendre à mesurer nos paroles et à cultiver la gentillesse : au sein de la famille, entre amis, dans les lieux de travail, sur les réseaux sociaux, dans les débats politiques, dans les moyens de communication, dans les communautés chrétiennes. Alors, nombre de paroles de haine laisseront place à des paroles d’espoir et de paix.

Ensemble

Enfin, le Carême met en évidence la dimension communautaire de l’écoute de la Parole et de la pratique du jeûne. L’Écriture souligne également cet aspect de nombreuses façons. Par exemple, lorsqu’elle raconte, dans le livre de Néhémie, que le peuple se rassembla pour écouter la lecture publique du livre de la Loi et, pratiquant le jeûne, se disposa à la confession de foi et à l’adoration afin de renouveler l’alliance avec Dieu (cf. Ne 9, 1-3).

De même, nos paroisses, les familles, les groupes ecclésiaux et les communautés religieuses sont appelés à accomplir pendant le Carême un cheminement commun dans lequel l’écoute de la Parole de Dieu, tout comme celle du cri des pauvres et de la terre, devienne une forme de vie commune et dans lequel le jeûne soutienne une authentique repentance. Dans cette perspective, la conversion concerne, outre la conscience de chacun, le style des relations, la qualité du dialogue, la capacité à se laisser interroger par la réalité et à reconnaître ce qui oriente véritablement le désir, tant dans nos communautés ecclésiales que dans l’humanité assoiffée de justice et de réconciliation.

Biens aimés, demandons la grâce d’un Carême qui rende notre oreille plus attentive à Dieu et aux plus démunis. Demandons la force d’un jeûne qui passe aussi par la langue, afin que diminuent les paroles qui blessent et que grandisse l’espace pour la voix de l’autre. Et faisons en sorte que nos communautés deviennent des lieux où le cri de ceux qui souffrent soit accueilli et où l’écoute engendre des chemins de libération, nous rendant plus prompts et plus diligents à contribuer à l’édification de la civilisation de l’amour.

Je vous bénis de tout cœur ainsi que votre cheminement de Carême.

Du Vatican, le 5 février 2026, mémoire de sainte Agathe, vierge et martyre.

LÉON PP. XIV

 

Il invente des contes et légendes

Un conte de Noël, écrit et dessiné par Alain Sartelet

Paris, quartier du Marais, décembre 1870… Charles Watrin, charpentier de son état avait été enrôlé dans l’armée impériale peu avant le désastre de Sedan. Il avait été capturé par les prussiens et interné aux marches de l’empire, dans le tristement célèbre « Camp de la Misère » une boucle de la Meuse, une sorte de presqu’île où des milliers de soldats français furent parqués, entassés comme des bêtes dans des conditions effroyables.

Charles n’avait pu prévenir les siens et l’angoisse s’était infiltrée comme une eau froide et noire dans la maison des Watrin, rue des Francs-Bourgeois. Pendant plusieurs semaines ce fut le silence, aucune nouvelle ne parvint, on attendait, on espérait et on priait chaque jour à Notre-Dame des Blancs Manteaux…

 Hélas, la terrible nouvelle tomba comme un couperet glacé, Charles Watrin était mort, son corps avait été jeté dans une fosse commune… Un matin à l’aube, un officier rapporta à maman Louise la petite croix d’argent qu’il portait au cou et où était gravé son nom. Il n’y avait donc plus d’espoir, c’était fini, la famille était brisée. Mais malgré le chagrin de tous, Noël approchait inexorablement et il fallait le fêter, au moins pour les enfants qui ne comprenaient pas l’ampleur du drame.

On décora un petit sapin et une crèche mais tout cela fut fait dans la hâte, par devoir plus que par gaieté de cœur… La piété elle-même qui accompagnait si bellement chaque Noël semblait s’éroder et s’absenter du foyer des Watrin en ce terrible hiver de l’année 1870…

Comme à chaque Noël, maman Louise n’oublia pas de confectionner une couronne de l’Avent. Elle rappela à ses enfants, afin qu’ils ne l’oublient jamais, que chaque bougie avait un nom qu’il fallait le prononcer à haute voix en l’allumant.

La première était la bougie du PROPHÈTE pour rappeler la prédiction de la naissance de Jésus et cette bougie était le signe de l’ESPOIR. La seconde était BÉTHLÉEM rappelant la ville où naquit Jésus et cette bougie était signe de SALUT. La troisième bougie se nommait bougie des BERGERS et symbolisait ceux qui adorèrent les premiers le Sauveur et cette bougie était signe de JOIE. Enfin, la dernière bougie était celle des ANGES, les messagers célestes qui apportèrent au monde la nouvelle de la naissance miraculeuse du Fils du Très-Haut et le nom de cette quatrième et dernière lumière exprimait l’AMOUR.

 Le rituel des noms fut achevé et c’est petite Camille, la cadette, qui eut l’honneur de donner vie à l’ultime flamme. La lumière était entrée au foyer des Watrin mais la joie n’était pas véritablement au rendez-vous et l’amour était blessé par la terrible absence de Papa Charles.

Maman Louise contempla tristement la petite flamme encore vacillante de la bougie AMOUR et son regard fila par la fenêtre… Au dehors, la nuit était là, froide, silencieuse et il neigeait, les flocons dansaient dans la lumière des réverbères de la rue des Francs-Bourgeois… Le cœur de Louise se glaça, elle eut la force de murmurer « Ô, Charles, mon cher Charles où es-tu ? » et elle pleura…

Soudain, alors que la lumière de la quatrième bougie s’enhardissait, s’affirmait et jetait une clarté inhabituelle, des cris se firent entendre dans la cour de la maison, des appels, des exclamations, suivis d’une cavalcade dans le grand escalier, on pleurait, on criait…

Maman Louise entendit plusieurs fois prononcer le nom tant chéri « Monsieur Charles, Ô Monsieur Charles !!! » Maman Louise n’osait imaginer ce qui était en train de révolutionner toute la maisonnée en cette si sainte nuit vouée d’ordinaire au silence et à la prière. On frappa à la porte de l’appartement à coups redoublés en criant « Madame Louise, Madame Louise, ouvrez, vite, vite, ouvrez vite !!! » On se précipita, la porte fut ouverte Maman Louise n’en croyait pas ses yeux, son cœur chavirait, dans l’encadrement de la porte se dressait la silhouette de son époux !!! Charles était vivant !!!

Les enfants se précipitèrent… Oui, c’était bien Charles, son cher époux, le papa des petits. Il était amaigri, fatigué, vêtu d’un mauvais habit, mais c’était bien lui !!! Sa captivité avait prit fin et après un long exil il retrouvait les siens. En cet instant le bonheur envahi les cœurs de tous… Charles expliqua le mystère de la petite croix d’argent, c’est lui qui l’avait remise par charité à un compagnon d’armes qui agonisait près de lui. Dans le désordre du camp de prisonniers, Charles n’avait pu ni voulu reprendre sa croix et il y avait eu cette terrible confusion…

Le lendemain de ce Noël où la famille fut réunie, on fit dire une messe d’action de grâces en l’église Notre-Dame des Blancs-Manteaux… Il y avait foule tout le quartier du Marais était présent et là encore on remercia le Ciel d’avoir sauvegardé un brave soldat et rendu un père à ses enfants, un mari à son épouse. On pleura beaucoup mais de joie cette fois-ci. Le malheur s’éloignait, la joie de Noël était ancrée solidement dans les cœurs et ne les quitta plus, plus jamais…

Dans tout le quartier du Marais, on se rappela longtemps et encore aujourd’hui la quatrième lumière de la couronne de l’Avent, devenue légendaire, oui, la bougie des ANGES qui était signe d’AMOUR et dont la sainte lumière avait rapporté l’amour au foyer des Watrin !!!

Lettre d’information n°151 des chantiers du cardinal du mois d’octobre 2025

 Inscrite aux Monuments Historiques en 2000, l’église du Sacré-Cœur a été érigée de 1933 à 1936 afin de doter la Cité Universitaire internationale d’un lieu de culte sur les terrains maraîchers de Gentilly. Des travaux de restauration des décors peints à l’intérieur de l’église vont commencer

Georges Saupique a réalisé le décor sculpté de la façade ainsi que les anges monumentaux du clocher qui surplombent le boulevard périphérique Sud, faisant de cette église une des plus remarquées de la banlieue parisienne.

Vue extérieure du Sacré Coeur de Gentilly

Le Sacré Cœur de Gentilly, inscrit aux Monuments Historiques en 2000

Des travaux de restauration de l’intérieur de l’église vont permettre de remettre en état les décors peints par Ángel Zárraga qui assurent, avec les vitraux dans les tons de bleu de Jean-Jacques Grüber, l’ornementation intérieure de cette église.

Trois vitraux et stations du chemin de croix du Sacré Coeur de Gentilly

Les vitraux de Jean-Jacques Grüber et le chemin de croix d’Ángel Zárraga

Des décors peints originaux

Ángel Zárraga, peintre mexicain réalise le chemin de croix ainsi que deux compositions sur le thème du baptême et de la résurrection. Ces œuvres font corps avec l’église car elles sont peintes à fresque, à la chaux appliquée directement sur des panneaux de ciment légèrement granuleux. Le dessin a été posé à l’aide d’un poncif avec un pigment de couleur rouge terre ; le pigment est encore visible sur toutes les peintures et se manifeste le long des contours sous la forme de points.

Ensemble de 3 stations du chemin de croix du Sacré Coeur de Gentilly

Ensemble de trois stations du chemin de croix, peint par Ángel Zárraga

Ángel Zárraga (1886-1946) est issu d’une famille bourgeoise aisée qui l’encourage moralement et financièrement dans la voie artistique. Il fait de nombreuses connaissances dans le milieu artistique à l’Ecole Nationale Préparatoire de Mexico et étudie à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts. Sa famille, consciente de son talent, le laisse voyager en Europe en 1904. Il visite l’Espagne, l’Italie et la France, où il expose pour la première fois.

Trois stations du chemin de croix du Sacré Coeur de Gentilly

Trois stations du chemin de croix du Sacré Coeur de Gentilly, peintes par Ángel Zárraga

Ce chemin de croix, situé à hauteur d’homme, est facilement accessible et a subi de nombreux dommages : graffitis, frottements mais aussi de nombreux repeints dans les fonds bleus. Par ailleurs toutes les œuvres souffrent d’un encrassement généralisé, lié notamment à la proximité de l’autoroute et du boulevard périphérique. Les fresques d’Ángel Zárraga n’ont manifestement jamais bénéficiées d’une restauration professionnelle.

Détail de la signature du peintre du chemin de croix du Sacré Coeur de Gentilly

Détail du chemin de croix – La signature de l’artiste

Il est temps de restaurer !

À l’aube des 90 ans de la création de cette œuvre par l’artiste et de l’achèvement de l’église, il est opportun de les sauvegarder et de mettre en valeur ce patrimoine exceptionnel. La Commission Diocésaine d’Art Sacré a fait établir un devis auprès de Marie Parant dont les compétences en restauration de peinture murale ne sont plus à démontrer, notamment la restauration des bas-côtés de Notre-Dame de Paris. L’estimation est de 15 000€ pour la reprise de toutes les stations et la composition dédiée au baptême du Christ, elle aussi endommagée. Un projet entièrement financé par les Chantiers du Cardinal.

Composition dédiée au baptême du Christ du Sacré Coeur de Gentilly

Composition d’Ángel Zárraga dédiée au baptême du Christ